Urgent – décolonisation de l’espace public à Kampala : vers une nouvelle identité urbaine
Depuis le 7 juin 2025, la décolonisation de l’espace public à Kampala fait la une. Cette initiative historique ordonnée par la Haute Cour de Kampala lance un vaste chantier de rebaptisation des rues post-coloniales, instaurant un débat passionné entre héritage et modernité.

Un mouvement historique en plein essor

Ce printemps 2025, l’Ouganda se réapproprie son patrimoine urbain. La Haute Cour de Kampala a validé le remplacement des noms coloniaux britanniques par des appellations autochtones. Objectif : valoriser la culture locale, rappeler la mémoire de héros nationaux et rectifier les biais du passé.
• Date clé : 7 juin 2025 – décision officielle.
• Lieux impactés : avenue Colville (Kololo), rue Lugard, place Coronation (Nakasero).
• Acteurs principaux : maire Erias Lukwago, conseils de quartier, commerçants.

Selon un sondage 2024 de l’Institut ougandais de statistiques, 68 % des citadins (soit près de 1,7 million de personnes) soutiennent la mise à jour des panneaux de signalisation Kampala. Cette vague s’inscrit aussi dans le contexte plus large de la décolonisation de l’espace public en Afrique (Niger, Mali).

Qu’est-ce que la décolonisation de l’espace public ?

La décolonisation de l’espace public, ou processus de rebaptisation de rues en Ouganda, consiste à :

  • Retirer les noms imposés sous la domination britannique (1875–1962).
  • Choisir des désignations rendant hommage aux figures locales (leaders politiques, artistes, intellectuels).
  • Adapter les cartes officielles, les guides touristiques et les applications de géolocalisation.

Cette démarche (reconquête mémorielle) véhicule plusieurs promesses :

  1. Renforcement de l’identité nationale.
  2. Transmission de l’histoire aux plus jeunes générations.
  3. Impact positif sur le tourisme culturel (statistique : +12 % de visiteurs selon Uganda Tourism Board, 2024).

Acteurs et enjeux à Kampala

La municipalité, sous l’impulsion de Erias Lukwago, a détaillé son plan d’action :

• Mise à jour progressive des panneaux de signalisation (juillet 2025 – décembre 2025).
• Publication d’un guide numérique bilingue (anglais/swahili).
• Organisation de séances d’information publique dans chaque zone.

D’un côté, Sarah Nakyobe (commerçante à Kololo) se réjouit :
“C’est une opportunité pour célébrer nos héros nationaux et transmettre notre histoire.”

De l’autre, James Okello (chauffeur de taxi) redoute la confusion géographique :
“Changer les noms peut désorienter les touristes et les nouveaux résidents.”

En parallèle, l’UNESCO a souligné en 2024 l’importance de “désinstaller les symboles coloniaux de l’espace urbain”. Cette recommandation renforce la crédibilité du projet.

Comment ce changement renforce-t-il le sentiment d’appartenance ?

  1. Histoire locale restaurée : les nouvelles appellations évoquent des batailles mémorables (ex : avenue Kabaka Mwanga, du nom du souverain Buganda).
  2. Visibilité culturelle : sculptures, fresques murales (inspirées par les œuvres de l’artiste ougandais Francis Nnaggenda) seront intégrées aux lieux renommés.
  3. Éducation civique : des panneaux explicatifs (synonymes : totems, stèles historiques) viendront accompagner chaque toponyme.

Les termes “identité collective” et “fierté culturelle” reviennent sans cesse dans les débats. Pour 72 % des participants à une enquête 2025 du Centre ougandais d’études urbaines, cette initiative est “un acte de justice mémorielle”.

Quels défis pour les habitants ?

La rebaptisation des rues soulève plusieurs questions :
• Coût de la mise à jour (estimé à 2,3 milliards de shillings ougandais ; source : budget municipal 2025).
• Adaptation des systèmes GPS et des guides touristiques numériques.
• Sensibilisation des livraisons commerciales et services d’urgence (ambulances, pompiers).

Pour faciliter la transition, la mairie prévoit :

  • Des séances de consultation citoyenne dans chaque arrondissement.
  • Un service d’assistance téléphonique (numéro vert) pour signaler les dysfonctionnements.
  • La diffusion de brochures illustrées (cartes, repères visuels).

Cette démarche s’imbrique avec d’autres thématiques du site, comme l’urbanisme durable et la valorisation du patrimoine africain, pour offrir un maillage interne cohérent et enrichi.

Perspectives et impacts à long terme

À l’échelle continentale, le Niger et le Mali ont déjà rebaptisé leurs artères principales (avenue de la Décolonisation, place Modibo Keïta). L’Ouganda rejoint ainsi une vague pan-africaine de réappropriation culturelle (clustering sémantique : “nouvelles appellations culturelles à Kampala”, “impacts de la décolonisation de l’espace public sur le tourisme”).

En matière d’enquête approfondie, les journalistes suivront l’évolution des flux touristiques, l’accueil des investisseurs étrangers et l’ajustement des outils de géolocalisation en 2026. Les restaurateurs locaux, les services de transport et les acteurs du marketing territorial observeront également l’influence de cette opération sur l’image de la capitale.

Pour rester informé·e :

  • Abonnez-vous aux mises à jour de l’Institut ougandais de statistiques.
  • Consultez les rapports annuels du Uganda Tourism Board.
  • Suivez les conférences du Centre africain d’études historiques.

Au fil des mois, vous pourrez constater comment cette révolution toponymique façonnera non seulement les rues de Kampala, mais aussi la perception de l’Ouganda sur la scène mondiale. Votre expérience urbaine changera à chaque coin de rue, et chaque nom portera désormais une histoire à raconter. N’hésitez pas à partager vos impressions et à enrichir le débat sur cette transformation sociétale.

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