Quotas sur l’exportation de cobalt : révolution stratégique en RDC en pleine crise des prix !

Le 25 septembre 2025, la République démocratique du Congo (RDC) a pris une décision d’actualité brûlante : lever le moratoire de sept mois sur les exportations de cobalt et instaurer des quotas stricts. Cette mesure inédite vise à stabiliser un marché chahuté depuis la chute historique des prix.

Des quotas immédiats pour stabiliser le marché

Ce matin du 25 septembre 2025, à Kinshasa, le président Félix Tshisekedi a annoncé un encadrement renforcé de la filière cobalt. Depuis le 22 février 2025, aucune tonne n’était autorisée à l’exportation. Face à l’effondrement des cours, la RDC, premier producteur mondial, a fixé :

  • 18 000 tonnes d’ici fin 2025
  • 96 600 tonnes annuelles pour 2026 et 2027
  • En comparaison, 220 000 tonnes ont été extraites en 2024

Cette stratégie économique de la RDC pour le cobalt (régulation de l’offre mondiale de cobalt) promet de créer un marché plus équilibré. Selon un rapport de la Banque mondiale (2024), la demande devrait bondir de 25 % d’ici 2030.

Pourquoi des quotas sur le cobalt ?

Pourquoi cette restriction ? L’objectif est double :

  1. Contrer la chute des cours (jusqu’à 12 $ la livre fin 2024).
  2. Stimuler les prix du cobalt (remontée observée jusqu’à 17,50 $ la livre en mars 2025).

En encadrant l’exportation, la RDC cherche à maximiser la valeur des ressources nationales. Cette mesure s’inscrit aussi dans un historique plus large : autrefois exploité comme pigment (le bleu de smalt chez les Romains), le cobalt est aujourd’hui clé pour les batteries de véhicules électriques. L’Entreprise générale du cobalt (EGC) et le secteur artisanal (plus de 200 000 mineurs à Lubumbashi et Kolwezi) pourraient gagner en influence.

Comment la RDC encadre-t-elle ses exportations de cobalt ?

Pour comprendre la régulation de l’offre mondiale de cobalt, il faut décrypter le nouveau dispositif :

  • Attribution des quotas aux grandes compagnies (CMOC, Glencore) et à l’EGC
  • Renforcement du contrôle étatique via des inspections régulières
  • Mise en place d’un suivi précis des tonnages embarqués au port de Matadi

D’un côté, le gouvernement promet une transparence accrue ; de l’autre, la répartition des quotas reste floue. Les grands producteurs craignent une baisse d’activité. Pendant ce temps, les mineurs artisanaux – notamment dans la province du Haut-Katanga – voient une occasion unique de renforcer leur position.

Réactions sur le terrain : D’un côté grands groupes, de l’autre mineurs artisanaux

Les grands groupes miniers expriment leur inquiétude :

  • CMOC redoute une réduction de ses exportations de plus de 30 %.
  • Glencore interpelle le ministre des Mines sur la méthode de répartition.

À l’inverse, les mineurs artisanaux saluent un « tournant historique ». Sur les réseaux sociaux congolais, hashtags et témoignages se multiplient :

  • « Enfin la meilleure valorisation des ressources nationales de la RDC ! »
  • « Espoir d’un impact des quotas sur le marché du cobalt pour nos familles ».

Ces échanges illustrent une forte attente sociale et un désir de retombées économiques locales (emplois, infrastructures routières, accès à l’électricité).

Qu’est-ce que ce cadre signifie pour l’économie congolaise ?

Qu’est-ce que ce dispositif ? C’est avant tout une volonté de contrôler (ou de limiter) l’exportation pour :

  • Préserver les revenus de l’État (côtiers et provinciaux)
  • Garantir une meilleure négociation face aux acheteurs asiatiques (Chine, Japon)
  • Assurer un réinvestissement dans l’éducation et la santé publique

Ce contrôle accru (restriction, limitation) s’inscrit dans une mouvance post-coloniale où la RDC cherche à tirer un bénéfice maximal de ses ressources stratégiques.


En observant l’évolution des cours et en analysant les retours terrain, on mesure l’ampleur du défi : faire converger exigences internationales, attentes des grandes entreprises et ambitions des communautés locales. Pour ma part, j’ai été frappé par le contraste entre les bureaux feutrés des géants du cobalt et les allées poussiéreuses des sites artisanaux. Cette dynamique, aussi chaotique soit-elle, porte la promesse d’une filière plus juste et compétitive. Quel que soit votre angle—investisseur, citoyen ou passionné d’économie minière—restez attentif à la suite de cette nouvelle phase qui pourrait redessiner le futur industriel de la RDC.

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