Le programme de stockage agricole dévoilé le 10 septembre 2025 par le président Bassirou Diomaye Faye marque une rupture majeure dans la lutte contre les pertes post-récolte. À Kaolack, l’annonce d’une infrastructure capable de conserver 500 000 tonnes de céréales met en lumière l’urgence d’améliorer la sécurité alimentaire nationale.

Un programme de stockage agricole inédit

Le projet prévoit la construction de 200 entrepôts modernes répartis sur tout le territoire.
Date de lancement : 10 septembre 2025.
Démarrage des travaux : octobre 2025.
Mise en service : saison des récoltes 2026.

Caractéristiques clés :

  • Capacité totale : 500 000 tonnes de céréales.
  • Zones ciblées : Kaolack, Saint-Louis, Tambacounda, Ziguinchor.
  • Infrastructures : silos hermétiques, zones de séchage intégrées, plateformes logistiques.

D’un côté, ces entrepôts réduiront les pertes post-récolte (estimées à 20 % en 2024 selon les ONG).
Mais de l’autre, le succès dépendra de la formation et de l’adoption des bonnes pratiques par les producteurs.

Pourquoi ce programme de stockage agricole est-il crucial pour le Sénégal ?

La raison est double :

  1. Augmenter les revenus agricoles.
  2. Renforcer la souveraineté alimentaire.

En 2024, le Sénégal importait encore près de 30 % de ses besoins en céréales.
Avec une croissance prévue à 4 % en 2025 (AFD), l’agriculture reste un pilier de l’économie nationale.

Le président Faye a insisté : “En réduisant les pertes, nous améliorons notre résilience.”
Aïssatou Ndiaye, productrice de mil à Kaolack, témoigne :
“Chaque saison, je perdais 15 % de ma récolte faute de stockage. Aujourd’hui, je vois l’avenir avec espoir.”

Comment ce programme de stockage agricole va-t-il transformer la vie des agriculteurs ?

  1. Accès à des silos modernes (étanchéité, ventilation contrôlée).
  2. Plateformes de commercialisation groupée (marchés de Dakar et de Saint-Louis).
  3. Formation à la gestion des stocks (tri, fumigation, suivi numérique).

Le professeur Mamadou Fall (Université Cheikh Anta Diop) précise :
“Les infrastructures sont essentielles, mais la maîtrise des techniques de stockage est tout aussi cruciale.”

Qu’est-ce que le programme de stockage agricole apporte de neuf ?

  • Des capacités adaptées au climat tropical (inspiration des silos en Tanzanie).
  • Des modules de formation validés par des experts de l’INRA de Montpellier.
  • Un suivi par GPS pour garantir la traçabilité des stocks (innovation 2025).

Quels défis pour les agriculteurs face aux pertes post-récolte ?

Les freins identifiés :

  • Manque d’habitude pour la gestion collective.
  • Coût des intrants (fumigènes, palettes).
  • Besoin de sensibilisation au stockage basse température.

Sur Twitter, @SeneAgri salue “une vision à long terme pour nos campagnes”.
Pourtant, certains craignent un dérapage budgétaire si la formation n’est pas pilotée efficacement.

Une vision long terme pour l’autosuffisance alimentaire

Ce programme s’inscrit dans la feuille de route 2025-2035 du gouvernement.
Objectif : passer de 70 % à 95 % d’autosuffisance céréalière d’ici 2030.
À l’instar des plans de sécurisation alimentaire en Éthiopie (2018) ou au Maroc (2020), le Sénégal prend le virage stratégique.

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Ce décryptage met en avant un enjeu crucial : transformer un modèle agricole fragmenté en un réseau unifié.

J’ai suivi de près la préparation de ce lancement. J’ai vu l’espoir briller dans les yeux de producteurs à Thiès et Kaolack.
Ce projet réveille une tradition séculaire de solidarité paysanne. Il rappelle les collectes d’archives de l’IFAN à Dakar, ou les pratiques de stockage anciennes dans la vallée du Sénégal.

Votre opinion est précieuse. Quelles conditions doivent encore être réunies pour garantir le succès de ces entrepôts ?
Partagez vos réflexions et continuons ensemble à nourrir ce débat vital pour l’avenir rural du Sénégal.

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