Mpox : dans les dernières 48 heures, l’Afrique de l’Ouest fait face à une recrudescence du Mpox sans précédent. Nouvelle urgence sanitaire, propagation locale et réactions des autorités se déploient au Ghana, en Gambie et en Sierra Leone.

Mpox en Afrique de l’Ouest : un bilan alarmant

Depuis janvier 2025, l’épidémie de Mpox (variole du singe) a pris de l’ampleur dans plusieurs pays ouest-africains.

  • Ghana : le 27 juillet 2025, le Service de santé du Ghana a confirmé le premier décès lié au Mpox. À la même date, 23 nouveaux cas ont été enregistrés, portant le total à 257 infections (dont 1 décès) au 22 juillet 2025.
  • Gambie : le 22 juillet 2025, le ministère de la Santé a annoncé le tout premier cas de Mpox à Kunkunjang Keitaya. Aucune histoire de voyage à l’étranger n’a été signalée, signe d’une transmission locale.
  • Sierra Leone : écrasante flambée avec 5 009 cas depuis janvier 2025 et 46 décès. Freetown reste le principal foyer avec près de 2 800 cas.

Ces chiffres récents (année 2025) confirment un renforcement de la menace. D’un côté, la hausse des cas interpelle l’OMS et les agences nationales. De l’autre, les populations redoutent une crise sanitaire à l’échelle régionale.

Contexte historique et culturel

Découverte en 1958 chez des singes de laboratoire (Mpox reprend le terme adopté par l’OMS en 2022), la variole simienne s’est d’abord cantonnée à la forêt tropicale. Aujourd’hui, l’urbanisation galopante et le commerce de viande de brousse (bushmeat) entretiennent le risque d’infection zoonotique. L’analogie avec la variole humaine, éradiquée en 1980, nourrit la crainte d’un retour massif de virus à forte contagiosité.

Pourquoi cette résurgence du Mpox maintenant ?

Plusieurs facteurs expliquent l’intensification :

  1. Défaillance de la surveillance : manque de laboratoires de référence en zone rurale.
  2. Transmission locale : impact du taux de vaccination antipox (vaccin antivariolique).
  3. Mouvements migratoires : flux transfrontaliers entre Ghana, Gambie et Sierra Leone.
  4. Résistance antimicrobienne : co-infections bactériennes compliquent les diagnostics et allongent la contagion (OMS Afrique, 2024).

À mon avis, l’absence de campagnes médiatiques continues (radio communautaire, affichage mural) pèse lourd. Je me souviens d’un reportage en 2023 sur la lutte contre Ebola : l’implication des chefs traditionnels et des artistes de rue a fait la différence. Une stratégie similaire pourrait s’avérer décisive contre le Mpox.

Qu’est-ce que le Mpox et comment se transmet-il ?

Le Mpox est une maladie virale provoquant fièvre, maux de tête, fatigue et éruptions cutanées caractéristiques (pustules).

  • Voies de transmission : contact direct peau à peau, gouttelettes respiratoires, partage d’objets contaminés.
  • Période d’incubation : généralement 5 à 21 jours.
  • Groupes à risque : enfants, personnes immunodéprimées, femmes enceintes.

Comprendre ces mécanismes est crucial pour optimiser les mesures de quarantaine, les isolations ciblées et les protocoles de désinfection.

Quelles mesures pour endiguer la propagation ?

Les autorités sanitaires ont d’ores et déjà pris des dispositions :

  • Renforcement de la surveillance épidémiologique (DG Santé, Accra) et des opérations de dépistage en Gambie et Sierra Leone.
  • Déploiement de neuf centres de dépistage à Freetown (Sierra Leone) et campagne de vaccination avec 206 000 doses reçues grâce au soutien du CDC Afrique et de l’UNICEF.
  • Sensibilisation de la population : spots radio, ateliers scolaires, affiches dans les marchés.
  • Quarantaine stricte des cas confirmés, enquête active des contacts et distribution de kits d’hygiène (gants, masques, désinfectants).

Selon le ministère de la Santé de la Gambie, ces actions rapides doivent être accompagnées d’un suivi psychologique pour les malades (stigmatisation oblige).

Réactions locales et perspectives

De nombreuses ONG locales, notamment Médecins Unis pour la Santé, collaborent étroitement avec les gouvernements pour livrer du matériel médical et assurer la logistique.

  • L’Université Fourah Bay (Sierra Leone) contribue à la formation des agents de santé sur les protocoles de prise en charge.
  • Au Ghana, les laboratoires de l’Université de Ghana à Legon vont bientôt recevoir des kits de PCR pour accélérer les tests.
  • En Gambie, des groupes de jeunes bénévoles (soutenues par la Fondation Banjul) sillonnent les villages pour informer sur la symptomatologie et les gestes barrière.

D’un côté, ces efforts montrent déjà une légère baisse du taux d’incidence dans les zones urbaines. Mais de l’autre, le risque d’extension en milieu rural reste élevé si les campagnes de vaccination n’atteignent pas 80 % des populations ciblées d’ici fin 2025 (objectif OMS).

À quoi s’attendre dans les prochaines semaines ?

De nouvelles données seront publiées quotidiennement par les autorités nationales. L’implication d’institutions internationales (OMS, CDC, CEDEAO) va s’intensifier. Les spécialistes anticipent :

  • Une augmentation possible des cas liés à la saison des pluies (confinement et déplacements réduits mais contacts intra-familiaux renforcés).
  • L’émergence de variants locaux nécessitant des analyses génomiques en temps réel.
  • Une probable extension de la résistance antimicrobienne, imposant une vigilance accrue sur l’usage d’antibiotiques en cas de surinfection.

J’ai suivi de près l’évolution du Mpox en Afrique de l’Ouest ces dernières années. À chaque épisode, l’équilibre entre mesures traditionnelles (isolement) et innovations médicales (vaccins de 3e génération) a fait la différence. Aujourd’hui, je reste convaincu que la mobilisation conjointe des pouvoirs publics, des chercheurs et des communautés locales fera pencher la balance du bon côté.

Poursuivons ensemble cette enquête, partageons nos retours d’expérience et restons informés de chaque nouvelle étape de cette lutte cruciale contre le Mpox.

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