Épidémie de Mpox : alerte maximale en Afrique de l’Ouest face à une résurgence inédite
Au cours des 48 dernières heures, la résurgence du Mpox (variole du singe) en Afrique de l’Ouest suscite une vive inquiétude. D’après le dernier rapport de l’OMS (Organisaton mondiale de la santé, mai 2025), la flambée épidémique explose en Sierra Leone et en Ouganda, avec des chiffres inédits qui rappellent l’ampleur des crises sanitaires passées (Ebola, 2014).

Pourquoi une résurgence du Mpox en Afrique de l’Ouest ?

L’OMS signale une hausse de 63 % des cas en Sierra Leone par rapport à la semaine précédente. Sur la période du 5 au 12 mai 2025, le pays a recensé 384 cas confirmés, soit plus de 50 % des infections du continent.
Les facteurs évoqués (selon les experts du Centre africain de prévention et de contrôle des maladies) :

  • Faible couverture vaccinale contre la variole (stratégie héritée de la campagne mondiale d’éradication).
  • Mouvements de population transfrontaliers (Guinée, Libéria).
  • Infrastructures de santé toujours fragilisées post-Ebola (2014–2016).

Situation préoccupante en Sierra Leone

La capitale Freetown fait face à un afflux de patients aux seules cliniques spécialisées. Face à cette urgence, le ministère de la Santé s’est associé à l’ONG Health Alert Sierra Leone pour :

  • Ouvrir trois centres de traitement dédiés.
  • Lancer des campagnes de sensibilisation « porte-à-porte » dans les quartiers informels.
  • Former 150 agents communautaires à la détection rapide des signes cliniques (rash, fièvre, lymphadénopathie).

Témoignage de Fatmata Kamara, habitante de Freetown :

« Nous avons peur pour nos familles. Les informations circulent mal dans les bidonvilles. Il faut plus de ressources et des messages clairs. »

L’Ouganda, nouvel épicentre mondial du Mpox

Selon le Dr Jane Ruth Aceng, ministre de la Santé ougandaise, le pays enregistre désormais entre 200 et 300 nouveaux cas chaque semaine. L’Ouganda devient ainsi le premier foyer mondial de Mpox (Monkeypox).
Actions clés menées par Kampala :

  1. Renforcement de la surveillance épidémiologique – équipes mobiles déployées dans les districts ruraux.
  2. Mise en place de protocoles stricts d’isolement (hôpitaux de Mubende et du district de Kasese).
  3. Coopération avec la Fondation Bill & Melinda Gates pour l’acheminement de kits de diagnostic rapide.

Lors d’une conférence le 13 mai 2025, le Dr Aceng a souligné :

« Nous sommes déterminés à stopper la propagation de cette épidémie en mobilisant toutes les ressources disponibles et en travaillant en étroite collaboration avec nos partenaires internationaux. »

Comment stopper l’épidémie de Mpox en Afrique de l’Ouest ?

Pour répondre efficacement, il faut :

  • Renforcer la coopération régionale (Union africaine, OMS, CDC Afrique).
  • Améliorer l’information communautaire avec des supports adaptés (radios locales, réseaux sociaux).
  • Accélérer la vaccination ciblée contre la variole (immunité croisée).
  • Assurer la formation continue du personnel de santé (télé­médecine, modules e-learning).

D’un côté, ces mesures exigent des financements conséquents. Mais de l’autre, une réponse lente ferait courir un risque de pandémie mondiale, comme le rappelle le Dr Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique :

« Une réponse coordonnée et rapide est essentielle pour prévenir une crise sanitaire majeure sur le continent. »

Qu’est-ce que le Mpox ?

Le Mpox (ou monkeypox) est un virus à ADN du genre Orthopoxvirus, cousin de la variole. Découvert chez les primates en 1958, il touche l’homme avec un taux de mortalité estimé entre 1 % et 10 % selon les souches et l’accès aux soins. Les symptômes principaux : fièvre, maux de tête, éruptions cutanées. La transmission se fait par contact direct avec les lésions ou par gouttelettes.

Entre défi sanitaire et espoir de contrôle

Sur le terrain, la vigilance des populations locales est déjà remarquable. À Freetown, des leaders communautaires improvisent des séances d’information culturelle, mêlant danses traditionnelles et messages de prévention – une approche inspirée des campagnes de lutte contre le VIH dans les années 2000.
Au final, l’issue de cette résurgence dépendra autant de la mobilisation internationale que de la responsabilité citoyenne. Le défi est grand, mais le recul de l’épidémie n’est pas une chimère.

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