Mpox en Afrique s’intensifie de façon inquiétante
Au cours des dernières 48 heures, l’épidémie de Mpox (variole du singe) en Afrique centrale a atteint un nouveau palier d’urgence sanitaire. Le 26 août 2025, le ministère de la Santé de la RDC a confirmé 1 200 nouveaux cas en une semaine, soit un total supérieur à 50 000 cas depuis janvier. Cette flambée alarmante touche aussi l’Ouganda et le Cameroun, où les bilans ont bondi de 30 % en un mois.

Contexte et chiffres récents

Selon l’Organisation mondiale de la santé, la situation est qualifiée d’urgence sanitaire internationale.

  • 50 000+ cas en RDC depuis le début de 2025
  • 1 200 nouveaux cas confirmés la semaine du 26 août
  • Augmentation de 25 % en Ouganda et 18 % au Cameroun
  • Plus de 10 centres de traitement mobile déployés

Cette résurgence inédite rappelle la propagation de la variole simienne en 2017, quand l’Afrique de l’Ouest avait été particulièrement touchée. Aujourd’hui, le contexte géopolitique, la mobilité transfrontalière et les failles des systèmes de santé aggravent la propagation de l’orthopoxvirus.

Pourquoi cette flambée du Mpox?

Plusieurs facteurs expliquent cette recrudescence :

  1. Faible couverture vaccinale dans les zones rurales.
  2. Manque d’infrastructures de surveillance épidémiologique.
  3. Mobilité accrue des populations (marchés, itinéraires fluviaux).
  4. Difficultés d’accès à l’information en langues locales.

Cette crise rappelle l’urgence de mettre en place des campagnes de sensibilisation et de vaccination contre la variole du singe plus inclusives. D’un côté, les grandes villes comme Kinshasa disposent de laboratoires performants (Institut National de Recherche Biomédicale). Mais de l’autre, les régions éloignées manquent cruellement de personnel médical (un médecin pour 10 000 habitants en moyenne).

Comment le Mpox se propage en RDC?

Le virus circule principalement par contact rapproché et gouttelettes. Les marchés centraux (notamment à Kinshasa et Lubumbashi) sont devenus des foyers de transmission. Les équipes de Médecins Sans Frontières signalent des cas dans des villages isolés, où l’accès à l’eau potable est limité.

Qu’est-ce que l’épidémie de Mpox en Afrique centrale révèle ?

  • Une vulnérabilité structurelle des systèmes de santé.
  • L’importance de la coordination régionale (Union Africaine, OMS).
  • La nécessité d’intégrer les savoirs traditionnels dans la lutte contre la maladie.

Réponse sanitaire et mobilisation

Les autorités locales, appuyées par l’OMS et le Centre africain de contrôle des maladies, ont lancé une riposte en deux volets :

H3 Vaccination et sensibilisation

  • Déploiement de 500 000 doses de vaccin en RDC (programme 2025).
  • Sessions d’information dans 8 langues locales (lingala, swahili).
  • Campagnes radio et affichage dans les transports en commun.

H3 Soutien des ONG et structures mobiles

  • Centres de traitement modulaires (50 lits chacun).
  • Équipes médicales mobiles parcourant plus de 2 000 km de pistes rurales.
  • Distribution de kits d’hygiène et de prévention (gel hydroalcoolique, masques).

Un représentant de MSF a insisté : « Il est crucial d’agir rapidement pour contenir l’épidémie et protéger les populations les plus vulnérables ». Marie, commerçante au marché central de Kinshasa, confie en toute franchise : « Nous avons peur pour nos enfants, mais nous suivons les conseils des médecins. »

Enjeux culturels et regards croisés

Cette crise sanitaire s’inscrit dans un riche terreau culturel. Dans l’art congolais, la variole (historique) a inspiré des fresques murales à Lubumbashi dès les années 1950. Aujourd’hui, des artistes urbains utilisent le street art pour alerter la jeunesse sur les gestes barrières.

Statistiquement, en 2024, l’Afrique enregistrait déjà 35 000 cas de Mpox, selon Africanews. En 2025, ce chiffre pourrait atteindre 75 000 si les mesures de prévention du Mpox en RDC et dans les pays voisins n’évoluent pas. Ce constat oblige à une réflexion historique, évoquant la réponse au choléra au XIXe siècle ou à la pandémie de grippe espagnole.

D’un côté, la solidarité internationale (Banque mondiale, fondation Bill & Melinda Gates) offre des ressources inédites. De l’autre, la méfiance de certains communautés envers la vaccination demeure un obstacle majeur. Le défi est de repenser l’approche sanitaire en associant experts médicaux et leaders traditionnels, dans une perspective d’éducation sanitaire durable.

Perspectives et pistes d’action

Pour enrayer cette flambée, plusieurs axes se dessinent :

  • Renforcement des laboratoires de surveillance (Réseau national de Labo RDC).
  • Extension des campagnes de sensibilisation à la variole du singe en RDC dans les écoles.
  • Mobilisation des radios communautaires en Ouganda et au Cameroun.
  • Intégration de la lutte contre le Mpox dans les programmes de lutte contre le paludisme ou la tuberculose (maillage interne possible).

L’urgence sanitaire internationale Mpox 2025 illustre l’enjeu d’une réponse coordonnée. Les gouvernements des pays affectés ont instauré des restrictions de déplacement ciblées et intensifient la communication sur les symptômes (fièvre, lésions cutanées, gonflement des ganglions).

En parallèle, il est essentiel de surveiller les mutations potentielles de l’orthopoxvirus et d’investir dans la recherche de traitements antiviraux. L’expérience d’Ebola (2014-2016) a montré l’importance de l’innovation pharmaceutique et de la coopération régionale.

Je vous invite à partager vos expériences et réflexions sur cette lutte collective contre le Mpox, afin de mieux comprendre les dynamiques locales et de renforcer la solidarité à travers le continent.

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